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International

  • Sombre présages

    Dernièrement, je me suis rendu à Porto pour y suivre un colloque consacré au changement climatique. Même si ce sujet fait souvent la une, on conçoit en fin de compte assez mal à quoi ressemblera la réalité d'ici dix ans, lorsque cette métamorphose sera devenue une réalité concrète. Mais on nous a présenté ce qui nous attend, et je peux vous assurer que ce n'était pas vraiment rassurant. D'ici les deux prochaines décennies, pas de problème. A vrai dire, les peurs inspirées par le climat auront même plus d'influence que les dommages proprement dits. Face à un bouleversement éclair du climat, certains gouvernements seront vraisemblablement tentés d'agir pour leur propre compte en vue d'assurer leurs territoires, et la décision de s’intégrer dans un projet multilatéral découlera donc de nombreux facteurs (comme les conditions économiques), mais c'est à peu près tout. Mais c'est après que les choses se gâtent. Certains chercheurs indiquent déjà que les simulations passées ont largement sous-estimé les conséquences du changement climatique. Les scientifiques ne disposent pour l'instant que d'une capacité restreinte en ce qui concerne l'évaluation de l'importance des catastrophes climatiques. Toutefois, ils tiennent une chose pour sûr : cette révolution ne s'accomplira pas graduellement, et nous pourrions donc bien en éprouver les conséquences bien plus douloureusement qu'on ne l'avait cru. Le plus horrible dans tout ça, c'est qu'aucune solution ne permettra de sortir sans pertes de la crise climatique. Les pays seront pris à la gorge. Les limitations liées aux émissions de gaz seraient un grave préjudice aux puissances émergentes qui n'ont pas encore un bon rendement énergétique, et les pays développés n'échapperaient pas eux-mêmes à cette limitation : il s'ensuivrait que l’économie globale pourrait connaître une crise majeure aux effets tout aussi dramatiques que le climat. Où que l'on se tourne à l'avenir, ce sont donc bien de sombres présages qui nous attendent. Ce colloque était en conclusion assez déprimant. Heureusement, l'organisation a un peu compensé : elle était nettement au-dessus de nombreux autres événements de ce genre. Voilà le lien de l'agence qui a pris en charge cet événement, si ça vous intéresse. En savoir plus en suivant le lien sur le site du spécialiste reconnu de l'organisation de séminaire au Portugal.

  • Cybersécurité des villes intelligentes

    Le Royaume-Uni est reconnu comme étant l’un des leaders mondiaux en matière d’innovation et de technologies liées à la «ville intelligente» (smart city), et la cybersécurité se place au premier plan dans ce projet à la fois innovant et humain. Le Royaume-Uni est connu pour être le royaume des « villes intelligentes » (smart cities). En effet, ce pays a démontré sa capacité à mobiliser la technologie, le savoir-faire et la force humaine nécessaires pour que ce projet voie le jour, et voilà qu'il lance une stratégie de cybersécurité afin de se protéger contre les attaques des hackers. Tout le monde suit de près le développement des 10 meilleures « villes intelligentes » du Royaume-Uni, Londres et Bristol étant en tête de ce classement. Quoi qu'il en soit, on se demande si ces « villes intelligentes » le sont assez pour adapter leur stratégie en matière de cybersécurité. En effet, le gouvernement britannique investit des millions de livres dans la création de telles villes, tout en dépensant d'immenses sommes pour se défendre contre les pirates informatiques.  Dans ce contexte, le ministre britannique des Finances, Philip Hammond, a insisté sur la confiance qu'on doit placer dans l'Internet et l'infrastructure, les deux ayant une importance fondamentale pour l'avenir de l'humanité. Londres a annoncé l'investissement de 1,9 milliard de livres sterling dans sa stratégie de cybersécurité nationale. Les scientifiques signalent que le XXIe siècle sera celui des villes, alors que les espaces urbains vont devoir affronter plusieurs défis, environnementaux et sociaux. Une meilleure gestion de l'éclairage public, dont la mise en place de lampadaires connectés, est un axe majeur des projets de « villes intelligentes ». La Grande-Bretagne s'impose de plus en plus dans l'écosystème des smart cities. En janvier 2016, Londres a rejoint le programme européen « Smart Cities Lighthouse » de 25 millions d'euros. 70% de la population mondiale sera urbaine d'ici 2050, et c'est pourquoi de nombreuses villes britanniques mettent en place des initiatives multiples autour de l'intégration technologique en milieu urbain. La puissance des outils numériques à notre disposition ne doit cependant pas nous aveugler, préviennent les chercheurs, relevant que la sécurité est la clé de la réussite du développement numérique de tout territoire. Au-delà des données personnelles et face aux menaces qu'implique un monde connecté, il est impératif aujourd'hui de prendre davantage en compte la dimension cybersécurité dans chacune des applications liées aux « smart cities ». Au niveau des réseaux électriques intelligents, que se passe-t-il, par exemple, si quelqu'un décide de hacker le système de gestion des lampadaires intelligents d'une ville et d'accéder ensuite au réseau des opérateurs d'énergie ? Dans ces conditions, soulignent les experts, il convient d'assurer au grand public que les données ne sont pas n'importe où, et pas accessibles à n'importe qui, garantissant le respect de sa vie privée. Le Royaume-Uni réussira-t-il à relever ce défi de taille ? Qui vivra verra.

  • Quand l'EI s'invente des impôts

    En plus de perdre des territoires, Daech voit ses finances baisser. Les revenus du groupe terroriste auraient chuté de 30% depuis l'été 2015. En mars 2016, les recettes mensuelles du groupe jihadiste s'élevaient à 56 millions de dollars alors qu'à la même période en 2015, elles avoisinaient les 80 millions de dollars (71 millions d'euros). C'est ce que révèle un rapport de l'Institut Jane's Information basé à Londres et qui appartient au groupe américain de sécurité IHS. Les principales ressources des terroristes (pétrole, taxes et confiscations de logements) sont en baisse de 30%. Une chute fortement liée aux frappes aériennes de la coalition menée par les Etats-Unis et la Russie. L’organisation terroriste a perdu près du quart de son territoire. Il y a donc forcément moins de monde à taxer. Pour compenser cette baisse des finances, le groupe a créé de nouveaux impôts comme la taxe sur la réparation des antennes paraboliques. Autre nouveauté, des amendes sont distribuées à ceux qui ne respectent pas le code de la route ou ne répondent pas correctement à des questions sur le Coran. Et dans certains cas, il est possible désormais de payer pour éviter un châtiment corporel.