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  • Sombre présages

    Dernièrement, je me suis rendu à Porto pour y suivre un colloque consacré au changement climatique. Même si ce sujet fait souvent la une, on conçoit en fin de compte assez mal à quoi ressemblera la réalité d'ici dix ans, lorsque cette métamorphose sera devenue une réalité concrète. Mais on nous a présenté ce qui nous attend, et je peux vous assurer que ce n'était pas vraiment rassurant. D'ici les deux prochaines décennies, pas de problème. A vrai dire, les peurs inspirées par le climat auront même plus d'influence que les dommages proprement dits. Face à un bouleversement éclair du climat, certains gouvernements seront vraisemblablement tentés d'agir pour leur propre compte en vue d'assurer leurs territoires, et la décision de s’intégrer dans un projet multilatéral découlera donc de nombreux facteurs (comme les conditions économiques), mais c'est à peu près tout. Mais c'est après que les choses se gâtent. Certains chercheurs indiquent déjà que les simulations passées ont largement sous-estimé les conséquences du changement climatique. Les scientifiques ne disposent pour l'instant que d'une capacité restreinte en ce qui concerne l'évaluation de l'importance des catastrophes climatiques. Toutefois, ils tiennent une chose pour sûr : cette révolution ne s'accomplira pas graduellement, et nous pourrions donc bien en éprouver les conséquences bien plus douloureusement qu'on ne l'avait cru. Le plus horrible dans tout ça, c'est qu'aucune solution ne permettra de sortir sans pertes de la crise climatique. Les pays seront pris à la gorge. Les limitations liées aux émissions de gaz seraient un grave préjudice aux puissances émergentes qui n'ont pas encore un bon rendement énergétique, et les pays développés n'échapperaient pas eux-mêmes à cette limitation : il s'ensuivrait que l’économie globale pourrait connaître une crise majeure aux effets tout aussi dramatiques que le climat. Où que l'on se tourne à l'avenir, ce sont donc bien de sombres présages qui nous attendent. Ce colloque était en conclusion assez déprimant. Heureusement, l'organisation a un peu compensé : elle était nettement au-dessus de nombreux autres événements de ce genre. Voilà le lien de l'agence qui a pris en charge cet événement, si ça vous intéresse. En savoir plus en suivant le lien sur le site du spécialiste reconnu de l'organisation de séminaire au Portugal.

  • La part des femmes dans l’industrie

    D’après les tableaux de l’économie française 2017 de l’Insee, la part des femmes dans l’industrie s’élève à 28 %. Si cette proportion a considérablement augmenté depuis 20 ans, elle reste désormais relativement stable. Selon un rapport de l’Insee sur l’égalité femmeshommes, 8,1 % des femmes actives travaillent dans l’industrie contre 19,3 % des hommes actifs. Toutes les études observant la répartition des femmes et des hommes dans les métiers indiquent que l’industrie est l’un des secteurs les moins mixtes, en défaveur des femmes. Elles démontrent d’une part une ségrégation professionnelle horizontale : les femmes et les hommes se répartissent différemment dans l’industrie. Les femmes sont davantage concentrées dans certains sous-secteurs spécifiques  : le textile-habillement où elles sont majoritaires avec 61 %, l’industrie pharmaceutique où elles sont présentes à 54 % et l’agroalimentaire où elles occupent 43 % des postes. Elles sont aussi très représentées dans l’électro-ménager. On peut remarquer que ces secteurs correspondent aux représentations stéréotypées du travail considéré comme « féminin », dérivé du travail domestique. De plus, les femmes n’exercent pas les mêmes métiers que les hommes. Par exemple, elles ne représentent que 10,1 % des technicien.ne.s et agent.e.s de maîtrise des industries mécaniques et 20,9 % de ceux, celles des industries de process. L’avis du Cese sur la mixité des métiers le soulignait aussi  : «  Dans nombre d’entreprises à caractères technique et industriel, les femmes sont ainsi concentrées dans des filières professionnelles (comme les achats, les ressources humaines, la vente, le secrétariat…) qui ne participent pas du cœur de métier, toujours identifié comme masculin ». Une ségrégation verticale se remarque aussi, du fait d’un plafond de verre significatif. Les femmes ne représentent que 22 % des ingénieur.e.s et des cadres techniques d’entreprise. Elles ne sont que 12 % des cadres dirigeant.e.s dans l’industrie. Les travaux sur la non-mixité des métiers attribuent ce phénomène à l’influence des stéréotypes de sexe, ceux-ci entretenant la conviction que certains métiers correspondent à des qualités naturelles propres aux femmes ou aux hommes. L’avis du Cese sur la mixité des métiers rappelait d’ailleurs que l’activité des femmes reste souvent identifiée aux fonctions domestiques et que «  les compétences prétendument naturelles qui y sont associées (patience, minutie, appétence pour le soin et l’intérêt pour autrui) sont transposées dans le monde du travail ».