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  • Développer entrepreneuriat et la formation

    Un grand nombre de programmes efficaces appliquent des critères de sélection pour choisir les participants. L’utilisation d’un mécanisme concurrentiel (par exemple un concours de plan d’affaires) pour sélectionner les personnes les plus susceptibles de réussir à créer leur entreprise est une pratique courante. Le recours à des critères de sélection stricts améliorera les indicateurs de performance du programme (le taux de survie des entreprises créées par les participants, entre autres). Ce genre de mécanismes de sélection rigoureux est couramment utilisé dans le cadre de programmes onéreux, tels que le coaching en face à face ou les aides à la création d’entreprise, afin de garantir que les résultats du programme correspondent aux coûts. l’aideLe programme «Entrepreneur mature», en Pologne, illustre le recours à un instrument concurrentiel dans le but d’orienter l’aide vers les personnes susceptibles de réussir. Pour le volet formation, les participants ont été sélectionnés sur la base de candidatures écrites et d’entretiens courts. Les participants qui ont suivi au moins 80 % de la formation pouvaient participer à un concours pour obtenir une subvention unique et une allocation de transition pendant 6 mois. Cette aide financière était attribuée par un comité composé de représentants d’organisations patronales locales. Cependant, l’utilisation de mécanismes de sélection concurrentiels comporte des risques et les décideurs politiques doivent en être conscients. Étant donné que ces mécanismes sélectionneront les personnes les plus susceptibles de réussir, il est possible que les aides publiques soient utilisées pour aider ceux qui n’ont besoin d’aucun soutien (effets d’aubaine). Par ailleurs, ces procédés disqualifieront presque systématiquement les personnes les plus défavorisées, ce qui est contraire aux objectifs de la politique d’entrepreneuriat inclusif. Par conséquent, les critères de sélection des participants doivent prendre en compte non seulement les compétences et capacités, mais également les motivations et les objectifs de la politique. Une autre solution pour filtrer les participants consiste à offrir un soutien échelonné. Une aide à faibles coûts peut être proposée à une vaste clientèle potentielle (par exemple une formation de base en entrepreneuriat) et une assistance plus intensive peut être octroyée progressivement au terme de chaque étape achevée par les participants. A lire en détail sur: http://www.seminaires-entreprises.com

  • Quand l'EI s'invente des impôts

    En plus de perdre des territoires, Daech voit ses finances baisser. Les revenus du groupe terroriste auraient chuté de 30% depuis l'été 2015. En mars 2016, les recettes mensuelles du groupe jihadiste s'élevaient à 56 millions de dollars alors qu'à la même période en 2015, elles avoisinaient les 80 millions de dollars (71 millions d'euros). C'est ce que révèle un rapport de l'Institut Jane's Information basé à Londres et qui appartient au groupe américain de sécurité IHS. Les principales ressources des terroristes (pétrole, taxes et confiscations de logements) sont en baisse de 30%. Une chute fortement liée aux frappes aériennes de la coalition menée par les Etats-Unis et la Russie. L’organisation terroriste a perdu près du quart de son territoire. Il y a donc forcément moins de monde à taxer. Pour compenser cette baisse des finances, le groupe a créé de nouveaux impôts comme la taxe sur la réparation des antennes paraboliques. Autre nouveauté, des amendes sont distribuées à ceux qui ne respectent pas le code de la route ou ne répondent pas correctement à des questions sur le Coran. Et dans certains cas, il est possible désormais de payer pour éviter un châtiment corporel.

  • Nuit debout: rien de nouveau

    Le mouvement a commencé le 31?mars dernier, en réaction contre la loi El Khomri. Mais on est bien loin, une dizaine de jours plus tard, des revendications contre la réforme du droit du travail. C’est aujourd’hui un vaste forum où se multiplient les assemblées générales, les prises de parole spontanées, les votes sans fin, et les échanges entre jeunes et moins jeunes, tous se retrouvant avec un égal bonheur sur cette grande place de la République pour passer “la nuit debout”. Ils ne sont pas nombreux, mais assez pour que ces rendez-vous nocturnes soient devenus un phénomène. Difficile de dire qu’il s’agit d’un phénomène politique puisque, justement, les petits groupes présents sur la place dénoncent la politique, refusent la moindre coopération avec quelque mouvement que ce soit, ce qu’ils condamnent comme de la récupération. Même les leaders de la “gauche de la gauche”, de Jean-Luc Mélenchon à Pierre Laurent en passant par Olivier Besancenot, ne s’y sont risqués que dans le plus total incognito. Il ne s’agit pas non plus d’un mouvement structuré, préparé de longue date, même si c’est le réalisateur du décapant documentaire ‘Merci patron’, François Ruffin, qui en a lancé l’idée il y a un mois. “Difficile de dire qu’il s’agit d’un phénomène politique puisque, justement, les petits groupes présents sur la place dénoncent la politique, refusent la moindre coopération avec quelque mouvement que ce soit, ce qu’ils condamnent comme de la récupération” Dans les discussions, tous les sujets sont abordés, tous les points de vue exprimés?: le port du voile et le changement de la Constitution, l’école et le travail, les patrons et les salariés. Le seul point commun entre tous ceux qui investissent et réinvestissent de nuit en nuit la grande place parisienne est sans doute une sorte de vaste rejet du monde tel qu’il est, et surtout de ceux qui le dirigent, donc essentiellement de la gauche qui le gouverne aujourd’hui. Un tel mouvement – n’en déplaise à ceux qui croient, notamment les jeunes, leur démarche absolument inédite – n’est pas nouveau. Ni en France, où les Jacqueries paysannes, les prêches du père Duchesne sous la Révolution, les premiers jours de l’occupation de la Sorbonne de 1968, ont marqué bien des périodes de l’Histoire, par leur contestation et la même envie de découvrir “sous les pavés, la plage”. Ni ailleurs où, de Podemos en Espagne à Syriza en Grèce, le mal-vivre des citoyens a trouvé une expression et une colère collective, contre les dirigeants, les patrons, les capitalistes, même si on ne sait pas exactement ce que le mot recouvre. La réaction des politiques est sans surprise. À droite, le plus souvent, on est contre. On pense très fort, sans le dire, à la “chienlit” qu’avait dénoncée le Général de Gaulle en 1968. Mais parfois la position est plus ambiguë. C’est le cas de François Fillon, qui après avoir souligné que ce mouvement est extrêmement minoritaire, et incompatible, de surcroît, avec l’état d’urgence, n’en a pas moins jugé que “ce pouvoir est tellement faible qu’il appelle à la contestation” en en profitant pour désigner la source de celle-ci?: “Le président de la République de l’échec”. Pour Bruno Le Maire?: “chacun mérite l’écoute, chacun mérite le respect, mais pas de dictature de la minorité”. Il n’y a que NKM pour juger que le monde ayant changé, la façon de faire de la politique doit changer aussi. “C’est, dit-elle, toute une génération qui se pose des questions, c’est quelque chose qui doit concerner tous les partis politiques.” Il n’est pas sûr que cette appréciation, pourtant frappée au coin du bon sens, lui rapportera beaucoup de voix à l’automne, lors de la Primaire de la droite. À gauche, que ses dirigeants ou les ministres le disent ou pas, les rassemblements de la place de la République suscitent bien des interrogations. Certains seraient tentés de se laisser aller à éprouver pour les veilleurs de la nuit une certaine sympathie. D’autant qu’il y a 48 ans, une grande partie d’entre eux participaient aux manifestations de 1968. Mais leur sympathie s’arrête vite?: car ils le savent, c’est leur pouvoir qui est contesté, c’est leur gouvernance qui est remise en cause. Par une minorité, certes, par des hommes et des femmes pour qui le monde rêvé est tellement mieux que le monde réel. Pour des gens qui veulent détruire le monde tel qu’il est sans vouloir le reconstruire. Qui ne veulent “ni Dieu ni maître” et s’inscrivent dans le droit fil de l’anarchisme français. “À gauche leur sympathie s’arrête vite?: car ils le savent, c’est leur pouvoir qui est contesté, c’est leur gouvernance qui est remise en cause” Après les émeutes de mai?1968, les élections législatives ordonnées par le Général de Gaulle se terminèrent par un vote massif en la faveur de ceux qui l’avaient soutenu dans cette période chaotique. Le mouvement, minoritaire, sympathique lui aussi au début, avait fini par faire peur aux Français moyens, ceux qui veulent bien qu’on ébranle le pouvoir, mais pas qu’on le mette à bas.