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  • L'entreprise et la révolution numérique

    On nous rebat les oreilles avec la révolution numérique depuis des années. Pourtant, il semble que, malgré tout, certaines entreprises n'aient toujours pas pris acte des grands chantiers qui les attendent si elles veulent s'assurer un avenir. C'est ce qui est ressorti d'un meeting auquel j'ai participé la semaine dernière à Québec au Canada. Il est éviedent que le digital est devenu la doctrine de bon nombre d'entreprises se voulant concurrentielles. Pourtant, bon nombre d'entre elles ne prennent apparemment pas ce tournant convenablement, ce qui ne manque pas d'être un peu inquiétant pour l'avenir. Car cette révolution numérique ne passe pas seulement par la réorganisation d'un site web ou la mise en oeuvre d'une application mobile. Bien au contraire ! La révolution numérique réclame que le digital soit intégré au plus profond de l’entreprise, dans son mode de fonctionnement et jusque dans ses liens avec ses clients, externes ou internes. Répondre aux aspirations d’un public connecté en continu et dont les habitudes changent profondément n'est pas une tâche aussi évident qu'il y paraît : cela impose un remaniement total de l'entreprise, tant au niveau des pratiques que des métiers en entreprise. Et cela impose en outre une vraie adhésion des salariés. L'entreprise doit songer à l’impact sur les réseaux sociaux, au cloud et à pas mal d'autres innovations selon une perspective d'amélioration du business development et de la marque. L’innovation semble ici essentielle pour dépasser ses rivaux. Et ce qui m'est apparu durant ce meeting à Québec, c'est que les entreprises rechignent encore à créer une culture d’innovation en entreprise, qui leur serait pourtant favorables. Les leaders devraient inciter leurs salariés à faire preuve d'inventivité et encourager prise de décision. Et comme l’innovation engendre souvent une peur et une rejet au changement, la fonction RH a là un travail majeur : elle doit mettre en place des plans d'action pour insérer chaque salarié dans ce processus participatif. Ce n'est qu'à cette condition, en privilégiant un peu plus la prise de décision horizontale que verticale, que l'entreprise aura à disposition tous les outils pour réussir sa transition numérique. Je vous laisse le lien de l’agence qui a organisé ce séminaire au Canada si vous souhaitez en savoir plus.

  • Le coût de l'embargo Russe

    Des tracteurs venus de tout le pays se rassemblent, ce jeudi, à Paris. Le monde agricole se sent coulé par l'Europe mais aussi par l'embargo russe. L'embargo russe pèse-t-il sur l'agriculture française? «Pas tant que cela», répond Michael E. Lambert, doctorant en relations internationales au Collège doctoral de la Sorbonne et à l'Université de Tampere en Finlande. Pour FranceAgriMer, établissement national des produits de l'agriculture et de la mer, qui se définit comme l'intermédiaire entre les filières et l'Etat, il est très compliqué de mesurer l'impact financier de l'embargo russe. Aux effets directs, manque à gagner lié à la fermeture du débouché russe pour nos exportations, s'ajoutent aussi des effets indirects: concurrence accrue des autres pays européens qui ne peuvent plus exporter vers la Russie, qui s'orientent vers nos débouchés habituels. Ce mécanisme engendre donc des pertes de marchés hors Russie. Le mois dernier, La Croix estimait de la perte, pour l'agriculture française, à 200 millions d'euros. Le ministère de l'Agriculture et le ministère des Affaires étrangères n'ont pas répondu aux sollicitations du Figaro. Quant aux filières principales touchées par la sanction, elles ont fourni leurs propres chiffres. • 100 millions d'euros pour la filière porcine «La France perd 100 millions d'euros de chiffre d'affaires en n'exportant plus de porc vers la Russie. Mais le manque à gagner est plus élevé. En effet, l'impact financier est aussi indirect. La concurrence s'est accrue sur les autres marchés avec l'arrivée des anciens fournisseurs de la Russie. Les prix diminuent donc. L'impact direct et indirect de l'embargo russe sur la filière porcine française s'élève à 400 millions d'euros par an pour la France. Pour l'UE la perte s'élèverait à 4 milliards d'euros», détaille Guillaume Roué, président d'Inaporc, interprofession nationale porcine. • 50 millions d'euros pour les fruits et légumes «Avec la fermeture du marché russe depuis un an, le manque à gagner direct pour l'UE est évalué à 500 millions d'euros. Pour la France, il est estimé à environ 50 millions d'euros», déclare Daniel Soares, responsable du marketing international de l'interprofession des fruits et légumes frais, Interfel. Selon l'interprofession, la filière fruits et légumes française perd environ 2% de son chiffre d'affaires en raison de l'embargo russe. C'est sans compter les conséquences indirectes avec le report des exportations sur les marchés européens et mondiaux où la concurrence s'accroît. • 109 millions d'euros pour le lait Côté lait, la Russie est, en temps normal, le cinquième débouché vers pays tiers pour la France, indique le centre national interprofessionnel de l'économie laitière (CNIEL). «Le pays représentait un marché de 109 millions d'euros jusqu'en 2013, dernière année ‘pleine', sans embargo», rapporte Véronique Pilet, chef du service économie du CNIEL. Soit à peine plus de 1% du chiffre d'affaires de la filière, précise le CNIEL. Là encore, il ne faut pas uniquement limiter le champ du manque à gagner à la seule diminution de la valeur des exportations nationales. Tous les autres pays sous embargo doivent reporter les volumes de produits, habituellement destinés à la Russie, ailleurs, et viennent ainsi encombrer le marché international. Conséquence, les cours mondiaux laitiers baissent et les produits d'importation, particulièrement le lait et l'emmental, entrent massivement sur le territoire français car ils sont moins chers. «La principale conséquence, pour la filière laitière française est la complète destructuration des marchés mondiaux, en volume comme en valeur», indique Véronique Pilet. • Manque à gagner pour l'UE Au niveau européen, la perte est, mathématiquement, plus élevée. Par rapport à la période équivalente un an auparavant, les exportations agro-alimentaires globales de l'UE vers la Russie entre août 2014 et mai 2015 sont passées de 9,4 milliards d'euros à 5,4 milliards d'euros, soit une baisse de 43%, peut-on lire dans un document de la Commission européenne qui précise que cette baisse est entraînée par la dévaluation du rouble. Bilan? «L'impact est clairement moindre que les chiffres annoncés», relativise Michael E. Lambert.

  • Explosion des fraudes à la carte bancaire

    Sous l'impulsion des nouvelles technologies, la fraude est protéiforme et coûte aux banques. Celles-ci se doivent de réfléchir dès à présent à de nouveaux modes de paiement... Et les consommateurs de s'assurer de leurs bonnes pratiques lorsqu'ils naviguent sur internet. 840 000 ménages ont été victimes d'une fraude bancaire en 2013, d'après une enquête de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) publiée le 1er septembre 2015. Parmis eux, une majorité (61%) résulte d'achats réglés par carte bancaire. Réputée sûre lors des premières mises en service à la fin des années 1960, pourquoi ce mode de paiement l'est-il beaucoup moins de nos jours ? Quelques chiffres pour fixer le phénomène. Chaque année, les Européens sont victimes de vols de données présentes sur les cartes bancaires pour un montant avoisinant 1,7 milliard d’euros. Et, selon une étude de Checkpoint, une société spécialisée dans la sécurité informatique, la France serait particulièrement touchée par ce phénomène avec, en 2013, une perte de près de 550 millions d’euros. Pour répondre plus précisément à votre question, ce n’est pas tant le mode de paiement qui convient de considérer mais le fait que si la densi?cation des réseaux informatiques a permis l’essor de nouveaux moyens de communication (messagerie électronique, réseaux sociaux…), ce processus est aussi à l’origine de l’apparition de nouveaux procédés qui permettent à certains individus d’obtenir des informations con?dentielles et personnelles, notamment bancaires (phishing, scam, introduction dans les systèmes d’information type ?chier-clients, etc.). Les cartes bancaires européennes, bien qu’équipées de technologies de sécurité avancées (puces et codes PIN), sont ainsi facilement utilisées aux États-Unis où la protection est uniquement limitée à la bande magnétique des cartes. Autre point. Les systèmes de sécurité des cartes bancaires à puce sont d’une importance secondaire contre les attaques de logiciels malveillants. Les pirates peuvent donc utiliser, par exemple, partout dans le monde, les numéros de cartes bancaires dérobés aux États-Unis. Le nombre de fraude bancaire a progressé de 67,7% entre 2010 et 2013, toujours selon les chiffres de l'enquête publiée par l'ONDRP. Cette intensification des fraudes va-t-elle encore s'accélérer ? En effet, comme vous le rappelez, ce sont près de 840 000 ménages français qui ont subi des escroqueries bancaires en 2013 pour un préjudice souvent inférieur à 240 euros. Ce chiffre augmente régulièrement et le chiffre annoncé représente environ 300 000 ménages de plus qu’en 2010. La principale raison d’une telle augmentation est due au développement du commerce électronique. Ce chiffre risque malheureusement de s’accroître car près d’un tiers des fraudes bancaires sont liées à un achat en ligne sur l’Internet et durant lequel les internautes sont peu vigilants à la sécurité lors de la transmission de leurs coordonnées bancaires. Malgré tout, l'utilisation d'une carte bancaire est devenue incontournable pour la majorité des Français. Face à ces fraudes, comment faire pour se protéger tout en continuant de l'utiliser au quotidien ? La carte bancaire est un vrai succès marketing. Il y a près de 63 millions de cartes bancaires en circulation en France ! Depuis 2001, en nombre de transactions, il y a eu chaque année plus de paiements par carte que de paiements par chèque. Ce mode de paiement est donc, a priori, partie intégrante de notre vie. Sa protection est donc cruciale. Néanmoins pour se protéger, il convient de garder à l’esprit quelques règles de prudence. Par exemple, n’écrire nulle part son code confidentiel, ni le communiquer à un tiers quel qu’il soit ; toujours composer le code confidentiel à l’abri des regards indiscrets en masquant, par exemple, le clavier de son autre main ; ne pas se laisser distraire par un tiers lors d’un paiement / retrait ; conserver sa carte en lieu sûr et ne la confier à personne ; conserver ses tickets (y compris électroniques) et vérifier régulièrement ses relevés bancaires ; signaler immédiatement à la banque toute anomalie sur son relevé bancaire ; garder en lieu sûr le numéro de la carte et sa date d’expiration pour pouvoir la mettre en opposition plus rapidement. Et il y en a beaucoup d’autres !